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MOVIMIENTO INTERNACIONAL PARA UNA NUEVA MUSEOLOGÍA
CONSEJO INTERNACIONAL DE MUSEOS
U.N.E.S.C.O

INFORME GENERAL
2004-2005


ANTROP. RAÚL ANDRÉS MÉNDEZ LUGO
PRESIDENTE DEL C.A. DE MINOM

Estimados integrantes del Consejo de Administración del Movimiento Internacional para una Nueva Museología (MINOM):

Respetables miembros activos y simpatizantes de nuestro Movimiento:


Más que un informe quisiera que mi mensaje motivara a una reflexión colectiva, una reflexión que interrogara inteligentemente el origen y desarrollo que ha tenido nuestra organización, pues mucho de esta historia, que ya rebasó las dos décadas, pareciera que se ha convertido en un mito o leyenda y, en muchos casos pareciera que las ideas fundadoras de esta historia no se encuentran plasmadas en la vigencia actual de la llamada nueva museología internacional.

Dicen que la nueva museología nació como un movimiento contestatario e innovador de lo que en aquellos tiempos llamaron museología tradicional, una museología que era tan antigua como las naciones mismas.

No obstante, seguimos siendo testigos de que la museología tradicional se ha renovado y ha aprovechado al máximo las nuevas tecnologías y se ha incrustado en el tren de la globalización mundial, pero en su esencia no ha cambiado, conserva los principios básicos de un sistema educativo y cultural dirigido por un sector “ilustrado” y “benefactor” de las grandes mayorías.

En cambio, la nueva museología internacional sigue siendo nueva para la mayoría de los países, cada día se inician procesos nuevos de conocernos mejor así mismos, de enfrentar políticas adversas al patrimonio natural y cultural de los pueblos o, actuar ante la inexistencia de política alguna, entonces aparece un promotor identificado con la nueva museología y dice haber leído a Georges Riviere, Hugues de Varine, Mario Vázquez, Pierre Mayrand, Mario Moutinho, Maurizio Maggi Odalice Priosti, Miriam Arroyo, Mateo Andrés o Raúl Méndez, y empieza un movimiento cultural a nivel local con la esperanza de coadyuvar en la transformación de su pequeño mundo.

Esos pequeños movimientos a nivel local, tarde o temprano, se encuentran con otros movimientos similares y conforman movimientos regionales y todos estos juntos llegan a tener una representatividad nacional. Creo que México es un ejemplo de este movimiento nacional, Centroamérica, Sudamérica, Europa, y muchas partes del mundo experimentan la existencia de nuestro movimiento.

Sin embargo, quiero insistir que las condiciones en que se lleva a cabo la nueva museología en cada región son diferentes, en algunos lugares han sobrevivido con éxito gracias al poder económico que conlleva la industria turística y la solvencia de sus patrocinadores , en otros nacen y desaparecen casi en la clandestinidad ante la intolerancia, pobreza, descriminación y la falta de democracia.

Por todo lo anterior, quiero proponer que nuestros talleres y encuentros sigan siendo momentos importantes para ratificar la vigencia de nuestro origen y desarrollo, que sirvan para buscar acciones solidarias para su fortalecimiento y crecimiento a nivel regional, para intercambiar teorías, métodos, técnicas, estrategias y todo aquello que facilite nuestro quehacer promocional y organizacional.

Desde el X Taller de MINOM y el Tercer Encuentro Internacional de Ecomuseos y Museos Comunitarios, celebrado en Santa Cruz de Río de Janeiro, Brasil, hasta la fecha, esta presidencia de MINOM ha trabajado al menos en observar la organización de este XI Taller de MINOM. Molinos II, cuyo tema “Patrimonio, Territorio Sostenible 21, Nueva Museología”, seguramente nos abrirá otras puertas para salir nuevamente a construir y mejorar nuestro trabajo, pues no hay nada acabado, cada segundo de nuestra existencia constituye un latido de nuestra posibilidad de soñar y hacer, pero lo más importante, considero, es poder SER, ser mejores y estar mejor.

Agradezco profundamente a quienes hicieron posible organizar y financiar este importante evento, ojalá México pueda ser la próxima sede de nuestra reunión, estamos estudiando las posibilidades, pero esa será una decisión de nuestra asamblea general.


Muchas Gracias.











LES PARAMÈTRES DU MUSÉE COMMUNAUTAIRE


Document de réflexion
MINOM/SEMMA/GIS-SMQ
2 et 3 mars 1991
St-Pierre Baptiste (Québec)


Peut-on formuler des paramètres d'application générale à une démarche qui prétend échapper aux normes, à se plier aux circonstances et aux contextes spécifiques, à résister à tout glissement institutionnel, à recevoir des qualificatifs qui en restreignent la liberté de manœuvre (éclaté, de développement…)?

S'il est dangereux, à mon avis, de se donner des paramètres immuables, de fixer a priori les règles de conduite du musée communautaire, de risquer de faire ainsi le jeu des normes établies, aussi minimales qu'elles puissent être (professionnalisme, reconnaissance, cohérence, efficience…), il n'est pas moins nécessaire, peut-être, de tracer la configuration générale des spécificités du musée communautaire dans la nature de ses relations avec une communauté territoriale et du processus évolutif de la démarche muséologique qu'elle sous-tend, d'établir la distinction entre le musée communautaire et la muséologie parfois qualifiée de populaire.

Configuration générale des spécificités

1. Degré d'ancrage dans la communauté (relations, administration, participation, personnel, financement…)

2. Degré d'écoute de la part de la communauté (intérêt manifesté, demandes spontanées de collaboration, présence active des médias, doutes exprimés…)

3. Évidence des caractéristiques communautaires (telles que reflétées par le personnel et par les lieux…)

4. Correspondance des caractéristiques générales aux caractéristiques de la communauté (mentalité, moyenne de rémunération correspondant à la moyenne régionale, âge et sexe, modes de communication…)

5. Degré d'assimilation des méthodes en usage dans les groupes reconnus à vocation communautaire (pression, animation culturelle et sociale, défense, éducation populaire…)


Le processus muséologique

1. Point de départ dans une situation non muséologique (rassemblement, crise, identité…)

2. Choix de la muséologie comme mode de communication et d'animation, d'apprentissage du travail en groupe (exposition, thématique, installation, organisation d'un événement, structuration d'un événement…)

3. Atteinte du niveau de qualification d'un ou de plusieurs éléments du processus, perçus comme le résultat d'un cheminement collectif.

4. Degré d'interrogation suscité par le processus sur des enjeux qui se situent en dehors de la démarche proprement muséologique (relations de travail, système éducatif, domination technocratique, rapports hiérarchique…)

5. Transfert de l'activité muséologique dans le champ individuel ou collectif d'interventions auprès de l'environnement social de la communauté.

6. Investissement des énergies et des apprentissages autonomes dans d'autres sphères d'activité (famille, entreprise, milieu associatif, concertation régionale et locale…)

PRÉ-MUSÉOLOGIE MUSÉOLOGIE PARA-MUSÉOLOGIE POST-MUSÉOLOGIE

Muséologie communautaire et muséologie populaire, une même réalité?

Bien que ces réalités puissent s'interpénétrer dans certains cas, nous pensons qu'il y a lieu de les distinguer, la muséologie populaire se caractérisant surtout, à notre avis, par :

1. La différence assumée entre les classes (élites / non élites, autorité imposée / philosophie autogestionnaire…)

2. Le caractère plus affirmé des revendications de classe.

3. Le caractère plus affirmé de la place des non-professionnels au sein du processus muséologique.

4. L'allégeance explicite aux méthodes d'éducation populaire autonome.

5. La solidarité développée avec d'autres groupes se revendiquant des milieux populaires.

6. Le caractère résolument contestataire (remises en question, affirmations…)




Contribution de Pierre Mayrand à la rencontre du GIS / SMQ




NOTION ET TYPOLOGIE DU MUSÉE TERRITOIRE (ESSAI)


La question a été longuement débattue lors de la préparation de l'Atelier de Molinos. Elle a été reprise à l'intérieur des travaux sur la terminologie du MINOM, en prévision du Xe Atelier MINOM, à Santa-Cruz. Hugues de Varine nous a livré, dans «Les racines du futur» (2002) ses réflexions sur le musée-territoire, sur le musée-communautaire, sur l'itinéraire, sur le centre d'interprétation.

Dans une première tentative de synthèse portant sur la notion et la typologie du territoire, en raison de sa déclinaison plurielle, et de la confusion qui persiste (parfois ignorance) sur ses catégories, nous proposons à votre attention le texte qui suite. On pourra enfin se poser la question desquelles des catégories de la typologie (peut-être incomplète) du musée-territoire, et selon quels critères, elles entrent dans la famille de la nouvelle muséologie.

Le musée-territoire est celui qui prend en compte des phénomènes partiels ou globaux d'un territoire (usager, environnemental, historique, géographique, mental, matériel, immatériel) soit à travers la muséologie classique, soit à travers l'interprétation, soit à l'intérieur d'une démarche de développement local ou communautaire1 auxquels ont peut associer le conte, le répertoire folklorique, le sentier de découvert, l'itinéraire et la route thématique. Cette catégorie de musée (ou d'organisation muséale in muros ou hors les murs) aux multiples variantes peut utiliser des modes de représentation et d'intervention «mixtes»2 faisant appel à plusieurs formes de muséologies combinées et complémentaires.

Le musée local ou le musée de la citoyenneté, est le reflet d'une communauté réduite au territoire de la commune (village, arrondissement, quartier).

Le musée régional épouse généralement les phénomènes apparents d'une région administrative (la région), soit partiellement (environnement caractérisé, œuvre d'un artiste, aire archéologique). Il centralise généralement dans un lieu unique l'information reflétant les caractéristiques de la dite région dont il porte souvent le nom (Musée de Charlevoix, au Québec).

Le musée communautaire. Il fonctionne sur le mode associatif. Il reflète le point de vue des groupes qui l'animent. Musée «citoyen» il repose en grande partie sur le désir de se faire valoir et fait souvent appel à l'éducation populaire pour s'affirmer.

L'écomusée. Il se caractérise par la prise en charge collective globale d'un territoire qu'il se donne. Il constitue une démarche systématique de participation populaire aux objectifs de développement local3. Constitué généralement sous forme de réseau(x), son existence repose sur le «projet», sur «un esprit» et sur une philosophie (celle du lien écomuséal).

Le parc naturel habité. Privilégie le rapport entre l'homme (habitants) et la nature.

Le cimetière - parc ou monumental. Évoque le souvenir, glorieux ou modeste, des personnes qui y sont inhumées. Musée commémoratif, il traduit le culte des morts à différentes époques, souvent sous forme de promenades, de découvertes, de sentiers paysagers.

Le paysage. L'ensemble d'un paysage aux valeurs exceptionnelles, anthropomorphique ou naturel, sur lequel on possède un regard privilégié, fait partie du patrimoine muséal territorial.

L'itinéraire, pouvant être ponctué de panneaux de repérage et d'explication, s'étend généralement sur une portion importante du territoire qu'il peut déborder (route des églises, des châteaux, des Albigeois). Son instrument principal est le guide.

La route thématique, pouvant s'étendre sur de vastes étendues de territoires, voire même transnationale (soie, Compostelle) repose généralement sur l'histoire (invasions, pèlerinages, commerce de biens précieux). Ses instruments principaux demeurent la découverte, le film d'exploration.

Le centre d'histoire est un concept relativement nouveau (Centre d'histoire de Montréal). Il combine l'histoire d'un lieu ou d'une ville comme un point de départ à des circuits patrimoniaux. Proche du centre d'interprétation (avec ou sans collection) il devient un lieu de passage incontournable pour le visiteur. Son approche, parfois novatrice (cliniques de la mémoire) le distingue du musée municipal.

Le centre d'interprétation, musée territoire sans collection, faisant parfois appel au substitut, est un lieu de présentation, de sensibilisation, à un phénomène particulier (migration des baleines, événement ou personnage historique, écologie) qu'il contribue à mettre en évidence.


Notons que chacune des catégories mentionnées possède des variantes, des caractéristiques propres aux contextes culturels et régionaux, aux savoir-faire. Elles ne peuvent être réduites à des modèles fixés ou prédéterminés. Nous aurions pu inclure, pour être à la dernière pointe de cette muséologie, le musée-territoire virtuel. Il suffit de cliquer pour se donner l'impression d'appréhender le territoire, faisant la distinction entre le contact direct, sensible, et le contact médiatisé.

J'attends vos commentaires, ajouts.

Pierre, le 6 mai 2004
Att.: wall.barbara@uqam.ca





LETTRE ADRESSEE A ODALICE PRIOSTI (Br)
Par Pierre Mayrand

Je tenterai de répondre à ma collègue, passionaria du MINOM, qui nous faisait récemment partager ses inquiétudes et ses convictions
concernant l’action plus musclée de certains de nos collègues aux prises avec l’opposition politique à la dilapidation du patrimoine populaire ayant marqué l’histoire d’ une région, interprété comme une avancée du libéralisme sauvage et de son arme préférée, la privatisation. Notre collègue évoque la Déclaration de Santiago du Chili comme référence pour dénoncer la sourde oreille des institutions muséales établies (INAH), le complot des tenants du pouvoir contre le communitarisme des tiers-états, leur appréhension du Forum social. Cette lettre qui nous est adressée sur Interactions-Online nous amène à nous interroger sur les stratégies que nous poursuivons `a l’intérieur du Mouvement (MINOM). Le système qui prévaudrait au Mexique, déjà fortement mise en cause par notre Président, Raul, « La derecha mexicana : enterrar la historia, para dominar el presente y futuro de Mexico »(s.d), met en évidence, de la part de ceux qui le combattent, le désarroi auquel sont confrontés les militants de la 3e Colonne muséologique engagés dans l’action muséale communautaire et sociale, ayant pris au sérieux, ne pouvant le renier ou l’altérer, línvitation aux armes de Santiago : Le musée devra désormais, s´il veut vivre (Sic, De Varine), prendre parti. Il ne pourra plus se contenter, tel étant le crédo de ceux qui s’inscrivent dans cette trajectoire sans compromission dégradante
possible, d’ une position de spectateur, de passivité oppotuniste, de neutralité bien pensante : L’action culturelle du musée, enrichie par la dialectique muséologique ( le débat contradictoire et provocateur )
Interpellant la citoyenneté de ses acteurs, travailleurs ou publics, unis dans un raisonnement commun. . Nous demeurons, en effet, les héritiers de la pensée pédagogique des années 70, où les Paolo Freire, (pédagogie de la libération ), les Vasquez ( éducation populaire), les Kinard ( le musée catalyseur-agora ), les De Varine ( la pédagogie du patrimoine ) interropgent radicalement la fonction du musée, voire sa nécessité même, allant jusqu’ à préconiser la dissolution de l’institution si celle-ci ne parvient pas à accomplir son mandat social, à sortir de son ghetto, à faire éclater les vitrines derrière lesquelles il se réfugie comme pour marquer son impuissance à descendre dans la rue, à assumer la révolution propre à toute action cultuelle (Gaudibert).

Les déclarations de Québec (1984), de Caracas , dans une moindre mesure, puis de Molinos (l987 et 2005) , tentent de corriger le tir des institutions, de les inviter à réagir devant la mondialisation naissante qui risque d’entrainer l’action culturelle DANS LA VOIE IRRÉSISTIBLE de la marchandisation, de la banalisation, de la spectacularisation, devenues malheureusement, aujourd’hui , une réalité décriée, néanmoins enracinée pour durer. C’est ce triste constat, auquel plusieurs « d’entre nous « sommes arrivés, qui pousse certains à poser des gestes désespérés, et à clamer qu’ils ne sse sentent pas suffisamment préparés pour y faire face. De telles confrontations auxquelles sont amenés à se mesurer nos muséologues – citoyens, par ailleurs des spécialistes qualifiés, réputés, obligent à rechercher des moyens d’intervention communs, à établir, dès le départ, les risques, individuels ou institutionnels, qu’ils entendent prendre pour la défense de leurs idées dans le cadre de leur métier. Comment éviter de s´ enliser dans la polémique stérile, sans issue, démobilisatrice, empreinte de la nostalgie des temps de l’âge d’or de la militance et de la confrontation idéologique constructive ( Déclaration de Molinos, 1987 : Utopies réalistes ), mettre en pratique , par exemple, le principe de la « résistance affirmatve » comme le suggérait récemment l’auteur de la lettre à laquelle nous tentons de répondre ?. N’y aura t’il pas toujours, quoique l’on fasse, ceux qui poursuivent le combat de l’ombre, ces éternels héros solitaiires, grignottant le système totalitaire qui tente de s’imposer, à la fois par une stratégie apparamment conciliatrice, ou une action politique de fond sans compromis, en tant que groupe minoritaire, associé aux idéologies d’un passé indéfini, stigmatisé par l’échec retentisssant de l’idéal collectiviste et humaniste. Nous voici au cœur d’un débat, analogue à celui de la séparation de l’état et de l’ église, soit celui de la compatibitité d’ une muséologie citoyenne fortement engagée avec la nature des institutions, obligeant ceux et celles qui s’ engagent dans la voie de l’ intervention totale à prendre en considération les principes suivants sur lesquels reposeront leur action :
1) Admettre que la règle de fonctionnement de cette muséologie repose sur l’ ALTERNATIVE. ;
2) Admettre que le travailleur-penseur, à l’intérieur de ce SYSTEME PARALLELE, parfois sous-terrain, sera forcément marginalisé par rapport aux ressources publiques ou privées allouées ;
3) Admettre la critique la plus fréquente adressée à cette muséologie, soit qu’elle relève de l’action sociale et très peu de la muséologie proprement dite qui n’aurait qu’une fonction instrumentale ;
4) Reconnaître que le muséologue, dont la fonction s’est considérablement étendue, ( Animation communautaire, médiation culturelle, agent de développement social et territorial …) aura à se plier aux exigences d’une formation polyvalente, conciliant les apports du métier, tel qu’on l’envisage habituellement, avec celui de promoteur
confronté aux transactions complexes de la sociét´ ;
5) Reconnaître que, dans la pratique, en ce qui concerne l’exposition, la conservation, la recherche de la qualité, ces fonctions tiendront bien plus de la capacitation, des impacts recherchés sur un groupe donné que sur la perfection technique normative en vigueur dans la profession muséale standardisée à laquelle on a habitué le public ;
6) Reconnaître et, conséquemment, assumer que la grande force de cette muséologie alternative repose sur sa valeur intrinsèque de capacitation et du degré de maîtrise, étendu à tous, du processus de cheminement du projet socio-culturel se traduisant par le degré de projection d’un groupe par le moyen de l’organisation collective et de la communication sociale ;
7) Etre convaincu, malgré le doute qui peut surgir, les difficultés rencontrées (relationnelles, personnelles, professionnelles ) que le musólogue, dont le parti-pris est l’action muséale communautaire, appartient à la famille de la vie associative ( par opposition à la vie institutionnelle ) et du coopérant militant dont il assume les risques ;
8) Se rappeler qu’un tel contexte, s’il est assumé, bien maîtrisé, laisse une place considérable à l’innovation, à la créativité tant individuelle que collective, au changement de la profession elle-même, la « deshierchiasisation « de l’action, sa libération totale en étant des facteurs essentiels ;

Une fois les conditions favorables à l ‘action muséale communautaire orientée admises, assumées, le collectif faisant office de multiplicateur démocratique et énergétique ( Psyco-sociologie de l’écomusée, l974 ), le projet, spécifique à chaque contexte (politique, culturel) peut germer et suivre le cours qui lui a été tracé par ses promoteurs socio-muséologues, populations et techniciens confondus.
L’affrontement frontal et mortel du coordonnateur de la Haute-Beauce (Québec), suivi d’une partie de la population, celui du Directeur du Centre de Sonora (Mexique), aux prises avec l’autorité, celui du Cooordonnateur-fondateur du Centre de développement du Maestrazgo ( Aragon), les difficultés d’ordre politique rencontrées par l’équipe du Matadouro (Sta Cruz), affectant les individus (leaders), la cohésion des cellules militantes (travailleurs coopérants de différentes allégences idéologiques), les énergies vitales investiers dans le milieu, touchant la fibre sensible d’un grand nombre de personnes investies dans l’utopie des représentations culturelles, peuvent avoir une valeur d’exemplarité donnant à réfléchir, permettant d´’affiner la problématique du combat. Peut-on, selon le caractère des individus, le climat social dans lequel ils évoluent, adopter des règles générales de comportement organisationnel qui puissent atténuer les dérapages, les risques de désintégration du groupe, compromettre des investissements humains parfois considérables ? Nous avons été invités plusieurs fois, dans le passé, par l’ auteur de la lettre, de même que par d’autres, à cette question qui place la politique au cœur de l’action muséologique du mouvement (Enjeux politiques de la nouvellle muséologie, Molinos, l987). Ma propre réponse, ayant été associé à de nombreuses situations conflictuelles de cette nature depuis vingt-cinq ans, serait la suivante :
Comme les tensions sont inévitables dans des processus qui visent le changement, l’affrontement des valeurs de stagnation, le plein épanouissement des facultés libératrices de l’être, l’utilisation des méthodes d’intervention culturelle du « risque productif » nous obligent à camper nos positions,
1) En gardant en tête les principes d’action énumérés plus haut,
2) En se donnant, au point de départ, par une analyse contextuelle serrée, une stratégie d’intervention gagnante, prévoyant les noeuds de blocage posssible, de confrontation prévisible, les retraits momentannés,, les retours sur la place publique de l’agora muséologique (l’utopie confontée à la réalité de la rue ) ;
3) En démontrant, par l’efficacité des actions entreprises, la viabilité et la valeur d’exemplarité citoyenne de l’alternative, non plus comme une atteinte hargneuse au pouvoir, mais comme un apport de dissidence à la compréhension des enjeux du bien commun.

Merci Odalice et Raul , nos plus purs représentants actuels de cette problématique, d’ avoir ouvert sans retenue l’écluse de mes réflexions par l’apport de votre souffle brûlant qui nous ramène à l’étincelle révolutionnaire de Santiago,

Pierre Mayrand, Socio-muséologue
Fin mars 2007




RAPPORT PRÉLIMINAIRE DU GROUPE DE TRAVAIL SUR LA TERMINOLOGIE (LEXIQUE)


Le rapport sera présenté lors des trois séances de travail consacrées à ce thème, lors du III EIEMC / X MINOM Int., en septembre, au Brésil. J'espère y retrouver certains d'entre vous pour m'épauler. Vous trouverez, ci-joint, le plan du rapport. Comme vous pouvez l'imaginer facilement, il s'agit d'une tâche comportant des risques. Nous vous livrons, accompagné de commentaires, le produit brut des échanges et des textes déposés. Il a été nécessaire de déborder la terminologie proprement dite pour entreprendre des échanges collatéraux sur la typologie et sur la stratégie philosophique (radicaux, conciliateurs, etc.). Nous avons, enfin, tiré de courts extraits de textes de publications incontournables, ajouté, à titre d'exemple, la liste incomplète des termes proposés, mais qui ne furent pas définis. La proposition d'une typologie sommaire du renouvellement muséologique, dans laquelle on retrouve la nouvelle muséologie dans son orientation sociale, permet, croyons-nous, d'essayer de positionner cette dernière à l'intérieur du mouvement proprement dit et des nouvelles muséologies en général, d'en dégager les rapports possibles et les oppositions.

Pour des raisons pratiques, j'ai sélectionné un certain nombre de termes, dans différentes catégories, dont les trois principales suggérées par Hugues de Varine, qui seront soumis au consensus et transmis au comité de terminologie de l'ICOM. Ces termes sont substituables lors de l'atelier de Rio. L'ensemble des termes, tels qu'ils se présentent actuellement, seront ultérieurement déposés sur le site du MINOM Int. (Portugal) pour servir de lexique ouvert et de référence aux futurs échanges.
PLAN DU RAPPORT

A. Introduction historique
B. Caractériser la muséologie sociale
C. Termes propres à la nouvelle muséologie sociale : écomuséologie, muséologie populaire, musée communautaire, nouveau musée et nouvelles muséologies.
D. Termes associés à la nouvelle muséologie sociale : vie associative, lutte, libération.
E. Terminologie conventionnelle adaptée : patrimoine, collection, marketing.
F. Essai de typologie du renouvellement muséologique : musée industrialisé, musée intermédiaire, musée social.
G. Un nouveau venu : le musée-territoire.
H. Essai de définition du musée
I. Liste générale des termes déposés, autres que ceux qui figurent dans le rapport. Les contenus (connus de plusieurs) seront transmis ultérieurement.


HISTORIQUE

Le MINOM (Mouvement international pour une nouvelle muséologie) se préoccupe de la terminologie (ce qui recouvrent plus précisément les termes employés) dès les origines du mouvement (questions sémantiques, questions de dénomination et de structure), en 1984. Alimenté par les organisations existantes (MNES, ECOMUSÉES), par les écrits sur le renouvellement muséologique (1959- ), souvent contestataires, les expériences de la muséologie communautaire/populaire, les concepts (directives) introduits par la Déclaration de Santiago (la non indifférence, l'engagement politique, 1972), les écrits et les expériences de l'écomuséologie et de la muséologie de développement communautaire, territorial, la muséologie identitaire, de lutte et de revendications… le mouvement navigue avec de rares points de repère certains (relais de l'écomuséologie, mouvement associatif portugais, publications de la MNES). Il s'agit d'une tentative difficile, tant les contextes et les cultures se distinguent à l'intérieur de problématiques locales ou mondiales, de lier à la fois les concepts, les notions, les idées, les pratiques, le vocabulaire, de conférer une cohérence au mouvement naissant, d'en maîtriser et de mettre à profit la complexité. On peut citer comme un exemple classique, connu de tous, la définition de l'écomusée par Hugues De Varine s'opposant à celle de G.H. Rivière (définition évolutive, 1980- ) qui aura pour conséquence l'affrontement, sur le terrain, des Riviéristes et des Varinistes. Nombreux sont ceux qui vont contribuer (Portugais, J. Kinard, Felipe Lacouture, Brésiliens) à préciser, à nuancer, les notions associées (contamination, territoire de la communauté, écodéveloppement, médiation, catalyseur)

La confusion persistante, régnante, entre l'écomusée associé invariablement et sans distinctions à la nouvelle muséologie, amènera, à partir de 1990 (à la veille de la 16e Conférence générale de l'ICOM) le mouvement (principalement le regroupement québécois) à se doter de typologies, de grilles d'analyse, de modèles opératoires (Pierre Mayrand, René Rivard). Certains chercheront à faire des distinctions plus globales à l'intérieur du renouvellement muséologique mondial, faisant apparaître, par exemple, la famille des muséologies sociales et le thème des muséologies territoriales de développement. Lors des préparatifs du IXe Atelier international du MINOM (Molinos, Espagne 2002) un échange nourri de réflexions, d'analyses et de propositions (emportées par l'annulation de l'atelier) portera exclusivement sur la muséologie territoriale, dont le Maestrazgo (Centre de développement et Parc culturel) après la Haute-Beauce (Écomusée-musée territoire), furent les terrains d'expérimentation les plus probants. Il en ressortit la théorie des ruptures et des stades (Pierre mayrand, recherches). Ces essais de théorisation, après ceux de l'énonciation, nous conduisent aujourd'hui à nous risquer dans la voie de l'affirmation du caractère propre de la muséologie véhiculée par le mouvement, permettant ainsi, à Hugues De Varine (Les racines du futur, Asdic, 2002 ; Un outil de développement : Le musée) de rassembler plusieurs concepts interactifs (écomusée, musée territoire, musée communautaire). Ce travail est le résultat de la multiplicité des tentatives (isolées ou partagées) de préciser notions et concepts, de faire les distinctions qui s'imposent, de faire une place dans le vocabulaire universel aux expressions locales, de soumettre les propositions et les conclusions à une analyse critique (reposant sur des considérations épistémologiques, sur des pratiques dûment vérifiées, sur la signification et sur l'apport des langages issus des régions culturelles.

Puissent ces efforts favoriser les consensus, permettre d'innover dans le domaine du langage muséologique, de l'enrichir, de favoriser les choix et les croisements dans un monde manichéen.

PROPOSITIONS

B. Caractériser la muséologie sociale

Terme générique pour désigner la grande famille de la nouvelle muséologie active (territoriale, communautaire, écomuséologie) s'intéressant au développement des populations dans une perspective globale, accompagnant le changement par des méthodes inspirées de l'éducation populaire autonome. La muséologie sociale est un outil que se donne une population afin de répondre, par différents processus autogérés et une démarche subsidiaire, aux problèmes dont elle souhaite apporter des solutions propres. (P. Mayrand)

C. Termes propres à la nouvelle muséologie sociale

1. Écomuséologie
L'écomuséologie se caractérise par la prise en charge collective, globale, d'un territoire qu'il se donne. Il constitue une démarche systématique de participation populaire aux objectifs de développement local. Constitué généralement sous forme de réseau(x), son existence repose sur le «projet», sur un «esprit» et sur une philosophie (celle du «lien» écomuséal). P. Mayrand

Celui qui, dans sa version la plus évoluée, confie la gestion du patrimoine global à la communauté territoriale organisée en réseau(x). P. Mayrand

L'écomuséologie est le processus de mise en action sur la base de la philosophie du lien. P. Mayrand

… c'est d'abord une communauté et un objectif : le développement de cette communauté. C'est ensuite une pédagogie globale s'appuyant sur un patrimoine et sur ses acteurs. (Hugues De Varine, Gazette, AMC, 1978)

Enfin et surtout, il n'y a pas de modèle, pas de règle. Ces musées, ou écomusées, sont tous différents les uns des autres, non pas seulement par la nature de leur patrimoine et de leur communauté, mais par l'histoire de leur processus. (Hugues De Varine, Racines du futur, Asdic, 2002)

2. Muséologie populaire
Muséologie populaire : celle qui prend racine dans l'éducation populaire et dans la conscience de la primauté des savoir-faire, autodéterminés, dans la lutte pour la création de meilleures conditions de vie et l'égalité des chances. P. Mayrand

Ses critères sont définis par Pierre Mayrand dans «Les paramètres du musée communautaire» (Document, mars 1991)

Se caractérisant (par rapport à la muséologie communautaire) par la différence assumée entre les classes (élites/non élites, autorité imposée/philosophie autogestionnaire…), le caractère plus affirmé des revendications de classe, le caractère résolument contestataire (remises en question, affirmations…), le caractère plus affirmé de la place des non professionnels au sein du processus muséologique… (P. Mayrand, Paramètres du musée communautaire, manuscrit, 1991)

3. Le musée communautaire
Le musée communautaire : est l'expression d'une communauté humaine, laquelle se caractérise par le partage d'un territoire, d'une culture vivante, de modes de vie et d'activités communs… Il est enfin un outil dynamique du développement de cette communauté, dont le matériau principal est le patrimoine au sens le plus large… (Hugues De Varine, Les racines du Futur, 2002)

Celui qui rassemble autour d'activités culturelles et muséales des personnes de la communauté désireuses de réfléchir, par une démarche démocratique, sur l'identité et sur les problèmes rencontrés par cette communauté, à la recherche de pistes de solution. (P. Mayrand)

De la famille des muséologies sociales, à l'intérieur de la nouvelle muséologie active, les muséologies communautaires constituent un lieu de rencontre des préoccupations communautaires, utilisant l'outil muséologique (mémoire, inventaire partagé, exposition) comme un levier de promotion du développement durable et de l'économie sociale. (P. Mayrand)

Il fonctionne sur le mode associatif. Il reflète le point de vue des groupes qui l'animent. Musée «citoyen», il repose en grande partie sur le désir de se faire valoir et fait souvent appel à l'éducation populaire pour s'affirmer.

El principal sustento filosofico del museo comunitario ha sido el de defender el derecho a la cultura, entendiendo este derecho, como la participacion efectiva de los miembros de la comunidad en la vida cultural, que tiene que ver con el rescate, investigacion, difusion, recreacion y produccion del patrimonio cultural. (Nueva Museologia, 1990, INAH/SEP, collectif)

4. Nouveau musée et nouvelles muséologies
Nouveau musée : un outil de développement social au service d'une population ou communauté, et suscité par cette population et communauté, utilisant le patrimoine et les moyens muséologiques (selon les circonstances, plus ou moins traditionnels) au service de la communauté et des objectifs qu'elle s'est fixée. Le nouveau musée se construit sur une connaissance claire des enjeux et des forces qui jouent contre la solidarité, la communauté et qui contribuent à l'effritement du tissu social au profit de grands pouvoirs sociaux et économiques, où l'enfermement des individus et des communautés dans une vision figée d'eux-mêmes et de leur environnement. (J.-F. Leclerc)

Nouvelles muséologies : actions muséologiques ayant pour principes et moyens d'action ceux des nouveaux musées : ces actions peuvent avoir une portée plus limitée, s'adresser à des groupes restreints, à des clientèles traditionnelles des musées, ou être intégrées aux démarches d'autres acteurs culturels et sociaux (ex. : artistes). J.-F. Leclerc.

Actuellement, on peut dire que la «nouvelle muséologie», qui prend des formes différentes selon les pays et les terrains, est essentiellement un mouvement de muséologues qui cherchent à mieux adapter le musée à son temps et aux besoins des populations… pour l'intérêt de tous. (Hugues De Varine, Racines du futur, 2002)

D. Termes associés à la nouvelle muséologie sociale

1. Vie associative
Caractéristique des organisations volontaires favorisant l'apprentissage démocratique et renforçant la cohésion sociale. La gestion associative du musée communautaire en est une des expressions les plus dynamiques. (P. Mayrand)

2. La lutte
Le développement communautaire dérange : il serait donc absurde qu'il puisse être atteint sans une lutte permanente contre les forces du maintien de l'ordre établi. (Hugues De Varine, L'initiative communautaire, MNES, 1991)

3. Libération
Un état de conscience active atteint à travers les luttes et l'éducation populaire, permettant à l'individu ou aux collectivités de s'affranchir de ses craintes et de donner libre cours à son opinion. (P. Mayrand, Binette, Rivard)

E. Terminologie conventionnelle adaptée

1. Patrimoine
Notion de base, telle que perçue par une population, sur laquelle s'articule l'identité d'une communauté, faisant appel au processus d'appropriation et de reconnaissance de ses valeurs essentielles (P. Mayrand)

Se référer, entre autres, à Hugues De Varinge («Introduction idéologique, le développement local vu du côté du patrimoine» in Les racines du Futur, 2002)… un terreau, un cadre, une ressource…



2. Collection
Le patrimoine matériel et immatériel d'une population ou d'une communauté qui lui permet de retrouver, de redéfinir ou de bâtir son identité, de réfléchir sur son passé et son avenir, et de développer des moyens d'action pour changer le présent. (J.-F. Leclerc)

3. Marketing
Le nouveau musée n'est pas un produit ou une entreprise culturelle tournée vers des consommateurs passifs; mais il utilise consciemment le pouvoir de son image non pour attirer les consommateurs mais pour inspirer le changement social et créer un effet d'entraînement auprès d'autres groupes et communautés; il connaît les règles de la communication publique pour mieux l'utiliser au profit de la communauté, en tenant compte du contexte concurrentiel et événementiel des grands médias. (J.-F. Leclerc)

F. Essai de typologie du renouvellement muséologique

Musée industrialisé : le musée performant, marchand et libéral d'aujourd'hui, faisant appel, en grande part, au spectacle, à la mondialisation et à la technologie la plus avancée dans ses «innovations» : divertissement, savoir universel. Peut-être également qualifié de «technologique».

Musée intermédiaire : tous les musées conventionnels qui assurent de leur mieux l'application des normes et des fonctions muséales consacrées (conservation, éducation, diffusion). Bien qu'il cherche à épouser, dans la mesure de ses moyens et de ses compétences, les idées et les modes de fonctionnement (modernisation) des deux autres catégories de musées, il demeure le plus souvent mono disciplinaire, hiérarchisé. C'est peut-être la catégorie générale du musée qui est la plus attachée aux paramètres de formation de la profession de muséologue. Pourrait être qualifié de «technique» par rapport aux deux autres grandes catégories.

Musée social : communautaire, engagé, catalyseur, médiateur, œuvrant pour le mieux-être et le développement appropriatif / durable d'une communauté, en conjonction étroite avec celle-ci. Pourrait être qualifiée de musée de la «capacitation».

Les nouvelles muséologies, à l'intérieur du renouvellement, se partagent entre le mouvement international, recouvrant la grande famille des muséologies sociales, et la nouvelle muséologie caractérisée par le musée industrialisé. Tous deux peuvent être considérés, selon l'idéologie que l'on partage, comme des musées révolutionnaires, ayant grandement contribué au changement des fonctions, de l'organisation et de la mission du musée, dans les quarante dernières années. (P. Mayrand)

G. Un nouveau venu : le musée territoire

La muséologie territoriale pouvant constituer, à elle seule, une vaste famille, apparentée à la muséologie communautaire, dans son orientation sociale, il nous est apparu utile, moyennant le respect de certains critères, de décliner un certain nombre de ses formes d'application. (P. Mayrand)

… en résumé, aussi bien le musée communautaire que l'écomusée territorial sont le produit d'une réflexion théorique sur les faiblesses et les limites du musée traditionnel, réflexion qui aboutit à une nouvelle proposition muséologique d'où émergent les catégories et des concepts précis… (Raul Mendez, Trad. de H. De Varine, Teoria y metodo de la nueva museologia en Mexico)

Le musée-territoire est l'expression du territoire, quelle que soit l'entité qui en prend l'initiative et l'autorité qui le contrôle… (Hugues De Varine, Racines du Futur, 2002. À lire, la suite du chapitre)

Muséologies territoriales : processus muséologiques prenant en compte l'ensemble des constituantes d'un territoire (espace-temps), qu'ils soient physiques, naturels ou humains, et faisant appel à l'interprétation (méthode de sensibilisation aux phénomènes, visibles ou invisibles) dans le but d'harmoniser l'environnement vécu au développement socio-économique d'un espace autogéré et co-géré. Les muséologies territoriales, prises dans ce sens, sont l'une des branches des muséologies sociales visant le développement durable. On peut en trouver des éléments méthodologiques et conceptuels dans la muséologie communautaire et dans l'écomuséologie. (P. Mayrand)

Musée territorial : celui a s'attache au développement du territoire d'une population, utilisant l'interprétation comme outil d'affirmation, d'appropriation et de prise d'initiatives. (P. Mayrand)

Est celui qui prend en compte des phénomènes partiels ou globaux d'un territoire (usager, environnemental, historique, géographique, mental, matériel, immatériel) soit à travers la muséologie classique, soit à travers l'interprétation, soit à l'intérieur d'une démarche de développement local ou communautaire, auxquels phénomènes on peut associer le conte, le répertoire folklorique, le sentier de découverte, l'itinéraire et la route thématique. Cette catégorie de musée (ou d'organisation muséale in muros ou hors les murs - musée régional, exhibit de plein air) aux multiples variantes, peut utiliser des modes de représentation et d'intervention «mixtes» faisant appel à plusieurs formes de muséologies combinées et complémentaires. (P. Mayrand)

Déclinaison de différentes formes ou outils
Le musée local, le musée régional, le musée communautaire, l'écomusée, le parc naturel habité, le cimetière - parc ou monumental, le paysage, l'itinéraire, la route thématique, le centre d'histoire, le centre d'interprétation, le musée territoire virtuel… Notons que chacune des formes mentionnées possède des variantes, des caractéristiques propres aux contextes culturels et régionaux, aux initiatives, à l'esprit d'innovation et aux savoir-faire. (P. Mayrand)

Les formes évoquées et définies étaient pour donner la «mesure» du musée-territoire, de faire valoir l'intérêt des formules «mixtes» à l'intérieur de critères rassembleurs qui caractérisent la nouvelle muséologie sociale… P. Mayrand

H. Essai de définition du musée

Hugues De Varine nous a livré, dans le passé, plusieurs réflexions sur ce qu'il ne devrait pas être. On aura même évoqué la possibilité de sa disparition. Dans le cadre des travaux du groupe de travail, une définition, ajustée par H. De Varine, nous est venue d'André Desvallées. Comme on le sait, il y a actuellement plusieurs tentatives de la part de l'ICOM pour en arriver à un consensus sur le seul terme de «musée». Un esprit d'ouverture prudente accompagne les propositions, l'un des débats étant de savoir si l'on doit faire de la collection une condition sine qua non de l'existence du musée. Pour un grand nombre d'adhérents et de fondateurs du MINOM la notion de musée demeure un concept totalement ouvert à la seule condition qu'il s'attache prioritairement à sa mission sociale (muséologie active).

«Le musée est une institution au service de la société qui aide à explorer, [à reconnaître] et à comprendre le monde par [l'acquisition,] la préservation, la recherche, la communication [l'exposition et l'interprétation] du [fond de connaissances que constitue le] patrimoine matériel et immatériel de l'humanité [, sur un territoire déterminé].»

«Le musée peut prendre la forme, réelle ou virtuelle, de collections de témoins [naturels ou culturels], de sites [ou de processus].»

«Les musées sont des établissements permanents et sans but lucratif, accessibles au public, dans son seul intérêt, tant moral que financier [, et avec éventuellement sa participation]. Les biens patrimoniaux conservés par les musées sont inaliénables.»

Corrigée de la façon suivante par H. De Varine : Le musée, dans sa forme institutionnelle, est au service de la société; il aide a…

I. Le mandat initial du groupe de travail

À partir des travaux des groupes de travail sur la terminologie de la muséologie sociale véhiculée par le mouvement, quels consensus peut-on établir sur le caractère propre des usages linguistiques qui caractérisent cette muséologie, de même que sur un certain nombre de termes ou de concepts communément employés qui distinguent cette terminologie de la terminologie reconnue par la communauté muséale? Peut-on en dégager, pour une meilleure compréhension du système dans lequel cette terminologie (ou concepts) dans lequel cette terminologie s'insère, un essai de typologie des muséologies sociales?

Déjà il y se dégage, à mon avis, si l'on ajoute au choix de termes proposés, l'ensemble des termes qui nous ont été soumis, parfois débattus, le sentiment que nous évoluons, à l'intérieur du mouvement, dans un univers complexe, dont la matière première est la philosophie politique et une certaine conception du monde, où les principes universels voisinent étroitement avec la réalité locale. Pour l'enrichir, continuer à réfléchir sur la signification profonde des termes de même que sur leur spécificité à l'intérieur des pratiques, on pourra ajouter, à l'avenir (tout en complétant le corpus de base), les innovations muséographiques du cru (muséologie de l'intériorité régionale, muséologie du regard, patrimoines de l'élévation spirituelle). Ce qui me paraît essentiel (P. Mayrand) c'est de resituer ces concepts dans des essais de typologie générale de l'évolution muséale, et de typologies spécifiques à la nouvelle muséologie. Ceci nous permettrait de préciser les intentions du mouvement, de permettre à tous de s'y retrouver, et d'enrichir le vocabulaire mondial.

J. Liste générale des termes déposés, autres que ceux qui figurent dans le rapport

Les contenus, connus de plusieurs, seront déposés ultérieurement.
§ Participation démocratique
§ Économie sociale
§ Développement durable
§ Éducation populaire
§ Culture populaire ou subalterne
§ Recherche participative
§ Muséographie communautaire
§ Appartenance territoriale
§ Musée local
§ Musée scolaire
§ Musée régional
§ Patrimoine
§ Exposition
§ Animation
§ Muséologue
§ Médiation culturelle
§ Public
§ Conseil d'administration
§ Collection
§ Recherche
§ Public

Bonne lecture, commentaires, si possible.

Pierre Mayrand, 29 juin 2004 (wall.barbara@uqam.ca)

Site du MINOM International : www.minom-icom.org





NOTAS TEORICAS SOBRE LOS ECOMUSEOS.

Lic. Aldo Guzmán Ramos Consultor en Turismo, Patrimonio y Desarrollo Sustentable. E-mail: aldo_ramos@hotmail.com

Lic. Guillermina Fernández Docente-investigadora del CINEA. FCH. UNCPBA. Tandil. Argentina. E-mail: guillefr@fch.unicen.edu.ar

El presente artículo expone muy sintéticamente los principales lineamientos desarrollados en el Encuentro de Ecomuseos, celebrado en Biella (Italia) en octubre de 2003.

Si bien este encuentro tuvo un carácter nacional, por lo cual se discutió principalmente en base a las experiencias de ecomuseos italianos, las conclusiones elaboradas por los participantes permiten enriquecer el acervo teórico, con base empírica, sobre la temática de los ecomuseos.

El objetivo de presentar esta información es la de contribuir mínimamente a las reflexiones, discusiones e interés respecto a los ecomuseos en Argentina y en todos aquellos lugares en donde aún esta temática tiene un desarrollo teórico y práctico reducido.

En el Encuentro se destacaron los siguientes puntos:

En ecomuseo es “una realidad que nace y crece por deseo de la comunidad”. Lo cual implica la no imposición por parte de agentes externos, que solo deben prestar apoyo profesional para organizarlo.
Debe conformarse una responsabilidad compartida en todos los niveles de la comunidad para lograr constituir el ecomuseo.
La participación de la población que habita el territorio donde se desarrolla el ecomuseo es fundamental para la toma cotidiana de decisiones que eviten situaciones conflictivas.
Se destaca la importancia de la relación y del contacto del ecomuseo con las entidades locales, las cuales pueden favorecer el desarrollo del mismo.
Las universidades, institutos, expertos, etc., deben solo cumplir un papel de apoyo, sin perjudicar el papel protagónico de la comunidad.
Un territorio determinado, convertido en ecomuseo, debe prever una actividad de investigación (en su dimensión cultural, ambiental y económica) para mantener el control sobre la evolución del mismo.
· Se expone la necesidad de la formación: del personal del ecomuseo, de los voluntarios, de los operadores económicos, etc., con el fin de armonizar métodos y lenguajes que permitan compartir el proyecto de forma completa.

En este punto resulta interesante destacar la siguiente expresión:

El ecomuseo no es solo un museo del pasado y de la memoria sino que es sobre todo un laboratorio para construir un futuro compartido por las comunidades.

· Los ecomuseos no solo deben resaltar la cultura material, sino que tienen que jugar un rol destacado tanto el aspecto etnográfico como el antropológico.

· Los ecomuseos no solo rescatan la memoria, sino que por su relación con el territorio, se constituyen en un vínculo entre pasado, presente y futuro, intentando ser una especie de barrera contra el avance de la globalización.

Con relación a esto podemos citar otra frase expresada en el Encuentro:

El ecomuseo transforma a la comunidad, valoriza el territorio e incide positivamente en el paisaje.

· Los ecomuseos son instrumentos que permiten reconocer, estudiar y proponer las relaciones entre la población y el espacio geográfico.

· Se propone no construir modelos que encasillen estos proyectos, pero si identificar puntos de referencia.

· Se destaca que muchas experiencias de ecomuseos nacieron, crecieron y se organizaron para contrarrestar y crear condiciones alternativas a situaciones de abandono y degradación socioterritorial. Incluso algunas propuestas de ecomuseos urbanos demuestran la validez de estos para valorizar bienes culturales y paisajes urbanos en contextos socioeconómicos diversificados.

· El sistema de valores de los ecomuseos debe estar inmerso en un proyecto colectivo de conservación innovadora.

· Los proyectos de ecomuseos implican la puesta en marcha de un proceso participativo de aprendizaje.

· Los ecomuseos permiten reflexionar críticamente sobre los modelos de desarrollo, que involucran conceptos de sustentabilidad, desarrollo local, etc.

· Por otra parte, los ecomuseos deben evitar la “mercantilización” del patrimonio, programando el desarrollo económico sustentable del territorio, identificando nuevas profesiones y propuestas turísticas, siempre teniendo como eje central la calidad de vida de la población.

· Se aclara específicamente, que el objetivo de un ecomuseo no es la tutela y salvaguardia de la realidad local, sino la de iniciar un proceso que permita entender como la comunidad puede proteger y conservar, de modo dinámico, sus relaciones internas y con el territorio.

· Para finalizar podemos decir que, considerando la importancia económica de los ecomuseos, es fundamental que estos orienten el turismo hacia formas sustentables, concientizando de que el objetivo del turismo no es solo garantizar calidad y hospitalidad al visitante, sino también mejorar la calidad y el nivel de vida de la población local.

Como reflexión final podemos decir que los ecomuseos, representan e intentan preservar y dinamizar principalmente las interrelaciones tejidas entre los actores de la sociedad local y de estos con el territorio. Este objetivo solo puede cumplirse mediante un proceso de participación social, que implique un continuo aprendizaje, contando con la ayuda de expertos, que solo deben orientar a la comunidad y no intentar imponer sus ideas, pues los ecomuseos son construcciones propias de cada sociedad.

Finalmente es importante destacar que los ecomuseos pueden constituirse en una estrategia válida para aquellos espacios que están sufriendo procesos de degradación y estancamiento, producto de crisis socioeconómicas. Esta es una realidad que, lamentablemente, encontramos en innumerables casos en nuestro continente, por lo cual los ecomuseos podrían ayudar a contrarrestar esta situación, al tiempo que permitirían preservar rasgos identitarios locales y en resumen el patrimonio de ese territorio.